Vegetation

D'avril 1998 à mai 2014, l'instrument Vegetation embarqué à bord de Spot-4 et Spot-5 a suivi quotidiennement le développement du couvert végétal sur l'ensemble de notre planète. Son successeur se retrouve aujourd'hui à bord du satellite européen Proba-V.

Les arbres, les plantes, les cultures poussent au rythme des saisons et des variations climatiques. L'instrument Vegetation du CNES a suivi cette dynamique pendant plus de 16 ans sur les satellites Spot-4 et Spot-5 offrant une vision de plus en plus fine de l’occupation des sols et de l'impact du réchauffement climatique.

Comment ? Grâce à 4 caméras indépendantes, chacune dédiée à une bande spectrale bien spécifique : bleu (0,43-0,47 microns), rouge (0,61-0,68 microns), proche infrarouge (0,78-0,89 microns) et moyen infrarouge (1,58-1,75 microns). Le rouge et le proche infrarouge sont particulièrement adaptés à la signature spectrale de la chlorophylle. Le moyen infrarouge est un bon détecteur de l'humidité du sol et de la végétation. Combiné au bleu, il permet de caractériser et de corriger les effets de l’atmosphère sur les réflectances. La fauchée de Vegetation, c'est-à-dire la zone observée au sol par l'instrument, était de 2 200 km de large avec une résolution spatiale comprise entre 1,15 et 1,7 km.

Une version allégée de Vegetation est actuellement installé sur le satellite européen Proba-V lancé en 2013. Ses résolutions kilométrique – 300 m et 100 m – le place, à la fois, dans la continuité de Vegetation et comme précurseur de l'instrument SLSTR (Sea and Land Surface Temperature Radiometer) qui équipe les satellites Sentinel-3. Le programme Vegetation a été développé par la France, la Belgique, l'Italie et la Suède avec le soutien de la Commission européenne.